Histoire - Un mouvement de l'Eglise

Un peu d’histoire

De 1954 à nos jours, les étapes fondamentales qui ont marqué l’histoire et la croissance du mouvement CL en Italie et dans le monde.

1954: don Giussani, mu par l’intention de reconstruire une présence chrétienne dans le milieu lycéen, commence à enseigner la religion au Lycée « Berchet » de Milan. Aussitôt, un petit groupe d’élèves se rassemble autour de lui, puis ce groupe augmente progressivement et se diffuse dans d’autres écoles. Gioventù Studentesca [la jeunesse étudiante], qui au départ s’insère dans le contexte de l’Action Catholique ambrosienne, et qui ensuite s’étend également à d’autres villes d’Italie, est encouragée par le cardinal Giovanni Battista Montini.

1957 : le cardinal Montini, Archevêque de Milan, écrit à son diocèse ambrosien une Lettre pastorale pour le Carême, intitulée Sul senso religioso (sur le sens religieux). Dans ce texte, le futur pape Paul VI propose une lecture originale de la condition de la foi dans l’Italie des années 50. Don Giussani relève le défi contenu dans cette lettre et, en décembre de la même année, publie un ouvrage intitulé Il senso religioso (Le Sens religieux, éd. française), sous la direction de la présidence diocésaine milanaise de la Jeunesse italienne de l’Action catholique. Le thème du Sens religieux accompagnera la pensée et l’œuvre éducative de Giussani tout au long de sa vie, et donnera lieu à de nouvelles éditions du texte original, toujours plus articulées et approfondies.

1959 : le premier texte proposant une présentation systématique des idées directrices et de la méthode de vie de GS est publié sous le titre Gioventù Studentesca : riflessioni sopra un’esperienza [Jeunesse étudiante : réflexions sur une expérience)]; il est édité avec le nihil obstat de Mgr Carlo Figini.

1960 : le second texte, Tracce d’esperienza cristiana [Traces d’expérience chrétienne] est publié ; il sera suivi en 1964 par Appunti di metodo cristiano [Notes sur la méthode chrétienne], tous deux avec le nihil obstat de Mgr Carlo Figini.
Ces trois livrets constitueront les trois premiers textes fondamentaux du mouvement et seront rassemblés par la suite dans le volume Il cammino al vero è un’esperienza [Le chemin vers le vrai est une expérience]. Don Giussani écrira qu’ils « illustrent les raisons avec les indications de méthodes afférentes qui ont accompagné la formation des premières communautés de proximité ».

1964 : don Giussani commence à enseigner l’Introduction à la Théologie à l’Université Catholique du Sacré Cœur à Milan. La même année naît le Groupe Adulte - qui deviendra l’Association laïque Memores Domini - réunissant des personnes de Communion et Libération qui suivent une vocation de consécration totale à Dieu en vivant dans le monde. Les facteurs fondateurs de la vie du Groupe Adulte sont la contemplation, comprise comme la mémoire aussi continue que possible du Christ, et la mission, c’est-à-dire la passion d’apporter le message chrétien dans la vie de tous les hommes.
Les membres entendent mener une vie de perfection chrétienne en pratiquant les conseils évangéliques «  déclinés en catégories par lesquelles l’Église résume traditionnellement l’imitation du Christ : l’obéissance, dans le sens que l’effort spirituel et la vie ascétique sont rendus plus aisés et plus authentiques par la sequela [au sens de suivre] ; la pauvreté, comme détachement de la possession individuelle de l’argent et des choses ; la virginité, comme renoncement à la famille pour se donner plus totalement au Christ jusque dans la forme de vie » (Memores Domini, intervista a don Giussani, «30 Giorni», 1989, n. 5, pp. 56-62).

1965 : don Giussani se rend quelques mois aux États-Unis. A son retour, il cède la direction de GS.

1968 : la crise au sein de GS s’amplifie, ayant débuté au milieu des années 60. Des milliers de jeunes quittent le Mouvement pour adhérer au mouvement de contestation étudiante d’inspiration marxiste.

1969 : après la crise de 1968, le Mouvement renaît sous une forme plus mûre, avec un nouveau nom, Communion et Libération (CL) ; outre les lycéens, il rassemble de plus en plus des étudiants et des adultes.
Le nouveau nom du Mouvement provient du titre d’un « encart » publié en novembre par un groupe d’étudiants, qui sont restés liés à don Giussani, et qui le reconnaissent comme le guide de cette nouvelle réalité. Celui-ci accueillera cette appellation avec enthousiasme : « Communion et Libération : voilà l’appellation de notre tâche ».

Au début des années 70, l’«École de communauté» s’affirme de plus en plus comme un moment de catéchèse fondamental pour toute la vie du Mouvement.

1973 : le 31 mars, au Palalido de Milan se tient le premier grand congrès public organisé par CL, sous le titre Nelle Università italiane per la liberazione [dans les universités italiennes pour la libération]. La presse accordera un grand écho à cet événement et parlera de la naissance du deuxième mouvement étudiant. Parmi les intervenants, figure le député Aldo Moro.


1974 : le 18 avril, paraît le premier numéro de CL, un « journal mensuel unitaire, expression de la vie de CL». Après différentes transformations, le journal prendra, en 1977, le nom de Litterae Communionis, et changera définitivement en 1993 avec le titre Tracce-Litterae Communionis.

1975 : au cours d’un pèlerinage des jeunes, organisé à Rome pour le Dimanche des Rameaux par le pape Paul VI, il accorde à CL la Salle Nervi pour une assemblée. Lors d’un entretien privé, il encourage don Giussani par ces mots : « C’est le chemin, continuez ainsi ».

1976 : A Riccione se tient une Assemblée des Responsables de Communion et Libération-Université (CLU). L’intervention de don Giussani y marque un tournant décisif pour l’ensemble du Mouvement : « Le destin de notre communauté dépend du privilège de la présence sur la tentation de l’utopie. La présence, c’est réaliser la communion ».

Surviennent alors différents épisodes d’agression et de violence à l’encontre des membres de CL, qui se poursuivront durant quelques années, et dont les plus nombreux auront lieu en 1977, dans toute l’Italie, avec 120 attentats contre les personnes et les sièges de CL.

1977 : la maison d’édition Jaca Book publie la première édition de l’ouvrage de don Giussani Il rischio educativo [Le risque éducatif, en éd. française] qui présente une synthèse de ses réflexions sur le thème de l’éducation.

1978 : Des groupes appelés « confraternités » se diffusent ; ils seront à l’origine de la « Fraternité de Communion et Libération ».

1979 : le 18 janvier, Jean-Paul II (élu pape le 16 octobre 1978) reçoit don Giussani en audience privée. Peu après, paraît sur Litterae Communionis une lettre de don Giussani s’adressant à tous les groupes de Communion et Libération ; elle est intitulée Servons le Christ dans ce grand homme : « Á peine sorti de l’audience, j’ai éprouvé au cœur de ma joie un grand sens de responsabilité : une volonté de servir cet homme de toutes mes forces et par toute ma vie. J’aimerais que cette responsabilité nous habite tous. Mes amis, servons cet homme, servons le Christ dans ce grand homme par toute notre existence ».
Le 31 mars, le Souverain Pontife reçoit en audience les étudiants du Mouvement (CLU).

1980 : le 11 juillet, la Fraternité de Communion et Libération reçoit la première reconnaissance officielle en tant que « Association canonique » par le Père Abbé du Mont-Cassin, Mgr Martino Matronola. C’est la même reconnaissance – partagée – de l’affinité qui existe entre l’esprit bénédictin et l’esprit du Mouvement qui a conduit à faire ce pas important.

1982 : le 11 février, par Décret du Président du Conseil pontifical pour les Laïcs, la Fraternité de Communion et Libération est élevée au rang de « personne juridique pour l’Église universelle » et déclarée « Association de Droit pontifical ».

Le 29 août : Jean Paul II visite le Meeting pour l’Amitié entre les peuples qui en est à sa troisième édition. A cette occasion, le Souverain pontife laisse une consigne au peuple de CL : « …il est nécessaire que le regard se tourne “vers l’artisan de notre salut” pour engendrer une civilisation qui naisse de la vérité et de l’amour. La civilisation de l’amour ! Pour ne pas agoniser, pour ne pas s’éteindre dans l’égoïsme effréné, dans l’insensibilité aveugle à la douleur des autres. Frères et sœurs, construisez inlassablement cette civilisation ! C’est la consigne que je vous laisse aujourd’hui. Travaillez pour cela, priez pour cela, souffrez pour cela ! ».

1983 : don Giussani est nommé Monseigneur par Jean Paul II, avec le titre de Prélat d’honneur de Sa Sainteté. Pendant l’été de cette même année, don Giussani intervient au Meeting pour l’Amitié entre les peuples lors d’une rencontre intitulée La liberté de Dieu à laquelle participe également le théologien orthodoxe français Olivier Clément.

1984 : à l’occasion du trentième anniversaire du mouvement, Jean Paul II reçoit en audience dix mille membres de CL, en leur confiant le mandat suivant: « Allez dans le monde entier porter la vérité, la beauté et la paix que l’on rencontre dans le Christ Rédempteur. C’est la consigne que je vous donne aujourd’hui ».
C’est ainsi que la diffusion missionnaire du mouvement connaît un nouvel essor.
Vers la moitié des années 80, après la période des grands affrontements idéologiques, parfois violents, la présence des membres de CL à l’université se manifeste dans les nombreuses propositions d’aide aux étudiants de première année pour s’orienter dans leurs études, dans la recherche du logement, ainsi que dans différentes initiatives culturelles et sociales pour mettre en œuvre des services adaptés aux besoins des étudiants.

1985 : le Souverain Pontife reçoit cinq cent prêtres de CL en audience et les exhorte à renouveler « constamment la découverte du charisme qui vous a fascinés ».
A la suite du charisme de CL, la Fraternité sacerdotale des missionnaires de Saint Charles Borromée voit le jour, fondée par le père Massimo Camisasca.
Pendant l’été, don Giussani se rend pour la deuxième fois au Meeting de Rimini, où se tient une rencontre intitulée Dieu a besoin des hommes. Il la conclut par ces termes : « Notre barque, qui navigue sur l’Océan de la vie, a heurté là, au fond, quelque chose de grand : Dieu présent. Et rien ne se passe. Rien, le calme, les vagues. Tout comme avant, tout a déjà eu lieu et sommes-nous déjà tranquille dans la différence, sommes-nous déjà résignés ? Je me souhaite à moi-même, et je vous souhaite, de ne jamais être tranquilles, de ne plus jamais être tranquilles ».
En Espagne, fin septembre, une grande partie des prêtres et des jeunes de l’Association « Nueva Tierra » rejoignent le mouvement de Communion et Libération.

1986 : la maison d’édition Jaca Book réédite le texte Il senso religioso (Le sens religieux) de don Giussani. Il s’insère dans un projet éditorial dénommé « PerCorso » (ParCours), articulé en trois volumes, dont le dernier se divise en deux tomes. Il s’agit de l’itinéraire suivi par don Giussani, depuis ses débuts dans l’enseignement au lycée Berchet de Milan, réélaboré par la suite, et enrichi par l’auteur lui-même, puis utilisé pour l’enseignement de l’Introduction à la Théologie à l’Université catholique du Sacré Cœur de Milan.

1987 : Le 27 juin, don Giussani accepte l’invitation du Centre culturel international de Nagoya, au Japon, où il se rend pour une conférence sur le bouddhisme et le christianisme. Le texte sera publié dans le mensuel Traces sous le titre Une foi claire face au meilleur bouddhisme. Après cette rencontre, il est invité à Koyasan, à quarante kilomètres de la ville d’Osaka,  centre du bouddhisme « Shingon » qui, en japonais, signifie « parole vraie ». C’est ainsi que commence l’amitié avec les bonzes du Mont Koya.

1988 : le 8 décembre, les Memores Domini sont approuvés par le Saint Siège qui leur accorde la personnalité juridique en tant qu’« Association privée universelle de fidèles ».

1991 : sur l’invitation du Président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Camillo Ruini, la Fraternité de CL devient membre de la Consultation nationale des agrégations laïques italiennes.

1992 : le 17 octobre, à l’occasion du dixième anniversaire de la reconnaissance pontificale, don Giussani guide un pèlerinage à Lourdes de toute la Fraternité de Communion et Libération, en geste de gratitude et de supplication. Cinquante mille membres de CL, italiens, irlandais, portugais, espagnols, allemands, suisses et français y participent. La messe est présidée par S.E. Monseigneur Angelo Scola.

1993 : lancement de la collection « I libri dello spirito cristiano » [Les livres d’esprit chrétien], sous la direction de don Giussani, chez BUR-Rizzoli. Á partir de cette date, don Giussani publie plusieurs ouvrages avec Rizzoli, et d’autres maisons d’édition italiennes (San Paolo, Marietti, SEI, Piemme) ; ils seront traduits dans de nombreuses langues.

1995 : don Giussani reçoit le Prix international de la Culture catholique de Bassano del Grappa, en Italie.

1997 : parution du premier CD de la collection musicale «Spirto Gentil», dirigée par don Giussani. L’édition espagnole de la revue officielle de CL, Huellas, voit le jour ; elle est distribuée en Argentine, au Chili, en Colombie, en Équateur, au Mexique, au Paraguay, au Pérou, en République Dominicaine, en Espagne et au Venezuela.
Le 11 décembre, à New-York, sur l’initiative de l’Observateur Permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, S.E. Mgr Renato Martino, a lieu la présentation à l’ONU The Religious Sense de don Giussani [Le sens religieux, éd.française] avec les interventions du théologien catholique David Schindler, du moine bouddhiste Shingen Takagi et du musicien juif David Horowitz.

1998 : des représentants de CL participent, par des interventions et des témoignages, au Congrès mondial des mouvements ecclésiaux organisé à Rome par le Conseil Pontifical pour les Laïcs du 27 au 29 mai. Au terme de ce Congrès, le 30 mai, Jean Paul II rencontre les membres des mouvements et des nouvelles communautés sur la Place Saint Pierre. Don Giussani, à l’instar d’autres fondateurs (Chiara Lubich, Kiko Arguello, Jean Vanier), prononce son témoignage en présence du Saint Père. Voici les paroles finales de son intervention : « Le vrai protagoniste de l'histoire est le mendiant : Jésus Christ mendiant du cœur de l'homme et le cœur de l'homme mendiant de Jésus Christ ».

1999 : l’activité du Centre International de Communion et Libération débute à Rome ; il s’agit d’un instrument de lien entre les réalités du mouvement dans le monde et au service de l’Église, notamment en vue du Grand Jubilé de 2000.
Naissance de l’édition anglaise de la revue officielle de CL, Traces. Elle est distribuée en Australie, au Canada, en Grande Bretagne, à Hong Kong, en Irlande, au Kenya, au Nigéria, à Taïwan, en Ouganda et aux États-Unis. L’édition brésilienne de la revue Passos, éditée avec une périodicité bimestrielle depuis 1996, devient mensuelle.
Le 21 janvier, au siège de l’UNESCO à Paris, a lieu la présentation du livre de don Giussani La conscience religieuse de l’homme moderne (édition française) avec la participation du philosophe Rémi Brague et de Mgr Angelo Scola.
Le 19 mars : la Fraternité Sacerdotale des Missionnaires Saint Charles Borromée est reconnue par Jean Paul II en tant que Société de vie apostolique de droit pontifical.
Le 24 mai : dans le Palais de l’ONU à New York, a lieu présentation du livre de don Giussani At the Origin of the Christian Claim (éd. McGill Queen’s University Press) [A l’ origine de la prétention chrétienne, en français] avec les interventions de l’archevêque de New York, John O’Connor, du Rabbin Neil Gillman et de l’Ambassadeur afghan Razan A.G. Farhadi.
Le 4 juin : don Luigi Giussani intervient au Congrès sur le thème Paternité de Dieu et paternité de la famille, organisé au Vatican par le Conseil pontifical pour la Famille.
Le 18 juin : dans le cadre du Séminaire organisé par le Conseil Pontifical pour les Laïcs sous le titre « Mouvements ecclésiaux et nouvelles communautés dans la sollicitude pastorale des Evêques », don Giussani offre son témoignage en décrivant les caractéristiques et le but de CL.

2000 : durant toute l’Année Jubilaire, de nombreux groupes de Communion et Libération participent aux différentes célébrations convoquées par le Pape : le Jubilé des Travailleurs, des Jeunes, des Universités et des Familles. En cette dernière occasion, don Giussani envoie sa contribution au Congrès international théologique-pastoral sur le thème : « Les enfants, printemps de la famille et de la société », organisé par le Conseil Pontifical pour la Famille (10-12 octobre).
Naissance de l’édition en langue russe de la revue de CL, Sled, et de l’édition en langue française, Traces.
Le 18 septembre : inauguration du nouveau siège du Centre international de CL à Rome. Le geste est présidé par le cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d’État de Sa Sainteté, qui lit une lettre de Jean Paul II envoyée pour cette occasion.

2001 : de nombreuses initiatives promues par les membres de CL, en Italie, se déroulent en faveur de la liberté d’éducation, la parité scolaire et le «buono scuola » [bon-scolaire]. Deux grandes manifestations ouvrent la voie à la bataille sur la réforme de l’école italienne : la première a lieu à Milan (2 décembre), et la seconde à Rome sur la place des Saints Apôtres (7 décembre).
Le 14 octobre : pour la dixième édition de la « Corona Turrita », le prix de reconnaissance dévolu par la ville de Desio, pour ses citoyens illustres, est attribué à don Giussani.

2002 : le 11 février, marque le vingtième anniversaire de la reconnaissance pontificale de la Fraternité de Communion et Libération. Á cette occasion, Jean Paul II écrit à don Giussani une longue lettre signée de sa main, dans laquelle on peut notamment lire : « En retournant par la mémoire à la vie et aux œuvres de la Fraternité et du mouvement, on est d'abord frappé par l'engagement à se mettre à l'écoute des besoins de l'homme d'aujourd'hui. L'homme ne cesse jamais de chercher […] L'unique réponse qui peut le satisfaire en calmant cette recherche, lui vient de la rencontre avec Celui qui est à la source de son être et de son œuvre.
Le mouvement a donc voulu, et veut indiquer non pas un chemin, mais le chemin pour parvenir à la solution de ce drame existentiel. Ce chemin, combien de fois l'avez-vous affirmé, c'est le Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie, qui rejoint la personne dans sa vie quotidienne. […] Avant d'être un ensemble de doctrines, ou une règle pour le salut, le christianisme est donc l'"avènement" d'une rencontre. Telle est l'intuition et l'expérience que vous avez transmises ces dernières années aux nombreuses personnes qui ont adhéré au mouvement. "Comunione e Liberazione" vise moins à offrir des choses nouvelles, qu'à faire redécouvrir la Tradition et l'histoire de l'Eglise, pour l'exprimer à nouveau de manière à parler aux hommes de notre temps et les interpeller ».
Peu après, don Giussani écrit une lettre aux membres de Communion et Libération, dont voici un extrait : « Quel imposant travail émerge de cette lettre ! Nous sommes encore au commencement, toujours ! C’est une chose nouvelle qui doit arriver, un pas d’une extrême importance dans notre histoire. C’est un moment de responsabilité dont les évolutions deviennent évidentes dans le temps, comme urgence d’enraciner dans notre existence le jugement de l’Esprit, auquel chacun peut concourir de manière ordonnée, obéissante, ou résister comme une prétention de sa propre réalité de chair, qui rend impossible de défendre la sérénité ou de combattre l’apparente destruction de tout ce qui arrive. Tout dépend de notre obéissance sereine et donc constructive, de notre effort ».
Le 29 mars, le Chemin de Croix organisé par la communauté de New York traverse le pont de Brooklyn et s’achève à Ground Zero, en mémoire des victimes du 11 septembre 2001 ; ce geste public rassemble des milliers de personnes, à commencer par le maire de New York Giuliani.
Le 15 octobre : don Giussani a 80 ans. Plus de deux mille fax, e-mails, lettres et télégrammes parviennent du monde entier, de la part de représentants du monde de la politique, de la culture, de l’Église et des religions, à titre personnel ou au nom de communautés.
Le 19 octobre : plus de 20 000 personnes de la Fraternité en Italie se rendent en pèlerinage au Sanctuaire de Lorette. Des pèlerinages mariaux sont organisés également dans les cinq continents.
En décembre naît l’édition allemande de la revue Tracce, sous le nom Spuren.

2003 : naissance des éditions de Traces en langue portugaise ( Passos distribuées au Portugal et au Mozambique), en polonais (Slady), en hongrois (Nyomaink) et en japonais.
Les 4-5 avril : l’Université Georgetown de Washington accueille un Congrès sur The Risk of Education, de Luigi Giussani. Y participent cinquante professeurs universitaires, parmi lesquels d’éminents philosophes et théologiens.
17 octobre : Le sens religieux en langue russe est présenté à Almaty, au Kazakhstan. Les intervenants sont le recteur de l’université kazako-arabe Mynbayev Murat Khazhi, le philosophe Vislavyi Zorin, la pianiste Janiyà Aubakirova, l’écrivain Rollan Seisenbayev et l’astrophysicien Marco Bersanelli.
Á l’occasion du vingt-cinquième anniversaire du pontificat de Jean Paul II, don Giussani écrit pour le magazine Panorama une lettre au Saint Père, publiée en couverture par l’hebdomadaire, le 30 octobre.
Le 12 novembre : 19 gendarmes et soldats italiens meurent dans un attentat à Nassiriya, en Irak. Lors des funérailles (le 18 novembre), don Giussani rédige le texte de la couverture du journal télévisé Tg2-Rai de 20h30. En voici un extrait : « S’il y avait une éducation du peuple, tout le monde irait mieux. La peur ou le mépris de la Croix du Christ ne feront jamais participer à la joie de vivre au cœur d’une fête populaire ou d’une expression familière ».

2004 : Communion et Libération fête ses cinquante ans. Pour l’occasion, don Giussani écrit au Pape (le 26 janvier). Voici un extrait de cette lettre : « Non seulement je n’ai jamais pensé “fonder” quoi que ce soit, mais je considère que le génie du mouvement que j’ai vu naître consiste dans le sentiment qu’il est urgent de proclamer la nécessité de revenir aux aspects élémentaires du christianisme, c’est-à-dire la passion pour le fait chrétien comme tel dans ses éléments originaux, et rien d’autre. Sans doute est-ce précisément cela qui a suscité d’imprévisibles possibilités de rencontres avec des personnalités du monde juif, musulman, bouddhiste, protestant et orthodoxe, des États-Unis à la Russie, dans un élan qui embrasse et valorise tout ce qu’il reste de vrai, de beau, de bon et de juste chez quiconque vit une appartenance. Le problème essentiel du christianisme aujourd’hui, ainsi que Votre Sainteté l’a clairement annoncé dès l’Encyclique programme du pontificat, Redemptor hominis, est que le christianisme est un Fait – l’Avènement de Jésus Christ –, et non une idéologie. Dieu a parlé à l’homme, à l’humanité, non par un discours découvert fondamentalement par les philosophes et les intellectuels, mais par un fait survenu, dont on fait expérience. Votre Sainteté l’a exprimé dans Novo millennio ineunte : “Ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous !”. Si notre passion d’éducation et de communication a une caractéristique, c’est celle de rappeler continuellement ce focus ineffable de l’expérience chrétienne, sur lequel beaucoup passent en le donnant pour acquis, comme un préambule évident ».
Jean Paul II répondra par une longue lettre datée du 22 février : le Souverain Pontife écrit entre autres : « C’est précisément là que réside l’intuition pédagogique originale de votre mouvement : reproposer de manière fascinante, et en harmonie avec la culture contemporaine, l’événement chrétien, perçu comme la source de nouvelles valeurs capables d’orienter l’existence tout entière. Il est nécessaire et urgent d’aider à rencontrer le Christ, afin qu’Il devienne la raison ultime de la vie et aussi de l’œuvre chez l’homme d’aujourd’hui. Cette expérience de foi engendre un regard nouveau sur la réalité, une responsabilité et une créativité qui touchent tous les aspects de l’existence : de l'activité professionnelle jusqu'aux relations familiales, de l’engagement social à l’animation du milieu culturel et politique. […]
Animé par cette conscience, que votre Mouvement continue d'annoncer à tous la beauté et la joie de la rencontre avec le Rédempteur de l'homme; qu'il proclame avec vigueur la miséricorde divine et qu'il rappelle à l'humanité parfois découragée qu'il ne faut pas avoir peur, parce que le Christ est notre avenir ».
Pour fêter l’anniversaire des 50 ans du Mouvement, le 16 octobre près de 45 000 personnes en provenance de toute l’Italie, se sont rassemblées en pèlerinage au Sanctuaire de la Maisons de Lorette, alors que les communautés des autres pays ont également organisé des pèlerinages dans leurs lieux de culte marial. Par ailleurs, en Italie comme dans le monde, des centaines de rencontres se sont déroulées autour de la présentation du livre de don Giussani Perché la Chiesa [Pourquoi l’Église ? éd. française].


2005 : le 22 février, don Giussani meurt chez lui à Milan.
Le 24 février : le cardinal Joseph Ratzinger préside les funérailles dans la cathédrale de Milan en tant qu’envoyé personnel de Jean Paul II ; il prononce l’homélie devant quarante mille personnes : « Don Giussani avait grandi dans une maison – comme il le dit – pauvre en pain, mais riche en musique et c’est comme cela que, dès le début, il était touché, et même blessé, par le désir de beauté ; il ne se contentait pas d’une beauté quelconque, d’une beauté banale : il recherchait la Beauté elle-même, la Beauté infinie ; c’est ainsi qu’il a trouvé le Christ, qu'il a trouvé dans le Christ la beauté véritable, le chemin de sa vie, la joie véritable. […] En voyant le Christ, réellement, il sut que rencontrer le Christ signifie suivre le Christ; cette rencontre est une voie, un chemin; un chemin qui traverse également - comme nous l'avons entendu dans le Psaume - la "sombre vallée" ».
Jean Paul II, affaibli par la maladie, envoie une lettre autographe, lue au début de la célébration. En voici un extrait : « Je rends grâce au Seigneur pour le don de sa vie, dépensée sans réserve dans une adhésion cohérente à sa vocation sacerdotale, dans l'écoute constante des besoins de l'homme contemporain, et dans le service courageux envers l'Église. Son action apostolique tout entière pourrait être résumée dans l'invitation franche et décidée, qu'il savait adresser à ceux qui l'approchaient, à une rencontre personnelle avec le Christ, réponse pleine et définitive aux attentes les plus profondes du cœur humain ».
Le 8 mars : la mairie de Rome organise sur le Campidoglio une cérémonie de commémoration de don Giussani, à laquelle participent Walter Vetroni, Maria Pia Garavaglia, Giulio Andreotti, le père Julián Carrón et le cardinal Tarcisio Bertone.
Le 19 mars : la Diaconie centrale de la Fraternité de CL se réunit à Milan pour procéder à la nomination du nouveau Président, successeur de don Giussani. Elle élit à l’unanimité, avec un seul bulletin blanc, le père Carrón, avec lequel don Giussani avait voulu partager depuis un an la responsabilité à la tête de tout le Mouvement, l’appelant d’Espagne avec l’accord de son Archevêque, le cardinal Rouco Varela.
Le 13 mai : le Conseil Pontifical pour les Laïcs nomme le père Carrón Conseiller écclésiastique de l’Association de fidèles Memores Domini.
Le 26 août : le père Carrón est reçu en audience par Benoît XVI à Castel Gandolfo.
Le 27 août : en conclusion du Meeting de Rimini, a lieu la présentation de la nouvelle édition italienne de Il Rischio educativo [Le risque éducatif], de don Giussani. C’est aussi le lancement d’une bataille culturelle sur l’éducation qui se déroulera au cours des mois suivants en Italie et dans le monde, et de laquelle naîtra “l’Appello Educazione” [l’Appel à l’Education] signé par des dizaines de personnalités et des milliers de personnes.
Le 26 octobre : la mairie de Milan organise un congrès intitulé « Don Giussani et la recherche de la beauté », avec Claudio Risè, Stefano Zecchi, Lorenzo Ornaghi, Franco Loi, Julián Carrón et Franco Branciaroli.

2006 : le 17 janvier, les Sœurs de la Charité de l’Assomption annoncent que le Chapitre Général a déclaré don Giussani fondateur de l’Institut au même titre que le Père Pernet, et que le Saint Siège a approuvé et confirmé cette décision.
Le 22 février : à l’occasion du premier anniversaire de la mort de don Giussani, des centaines de messe de suffrage sont célébrées dans le monde entier, présidées par des cardinaux et des évêques.
Les 9-12 mars : le père Julián Carrón participe à Bogota au Congrès des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés intitulé : « Chrétien, c'est-à-dire disciple de Jésus-Christ ».
3 juin : le père Carrón intervient Place Saint Pierre lors de la Rencontre du Pape Benoît XVI avec les mouvements d’Église.
26 octobre : à l’Université Catholique de Milan, présentation de l’édition en langue arabe du Sens religieux de Luigi Giussani. Les orateurs sont Wa’il Farouk, professeur de langue et littérature arabe et de philosophie islamique au Caire et le père Julián Carrón.

2007 : le 1er février, le Secrétaire pour les Rapports avec les États, du Saint Siège, Mgr Dominique Mamberti, présente à Rome la seconde édition en langue arabe du Sens religieux de don Giussani.
Le 24 mars, à l’occasion du XXVème anniversaire de la reconnaissance pontificale de la Fraternité de Communion et Libération, Benoît XVI reçoit en audience, Place Saint Pierre à Rome, cent mille adhérents du mouvement, venus du monde entier. « Ma première pensée – déclare le Saint Père – va vers votre fondateur, Monseigneur Luigi Giussani, à qui tant de souvenirs me lient et qui était devenu un véritable ami. La dernière rencontre, comme l’a rappelé Mgr Carrón, eut lieu dans la cathédrale de Milan, au mois de février il y a deux ans, lorsque le bien-aimé Jean-Paul II m’envoya présider ses funérailles solennelles. Á travers lui, l’Esprit Saint a suscité dans l’Église un Mouvement, le vôtre, qui devait témoigner de la beauté d’être chrétiens à une époque où se diffusait l’opinion que le christianisme était quelque chose de difficile et d’opprimant à vivre. Don Giussani s’engagea alors à réveiller chez les jeunes l’amour pour le Christ “Chemin, Vérité et Vie”, en répétant que Lui seul est la voie vers la réalisation des désirs les plus profonds du cœur de l’homme, et que le Christ ne nous sauve pas au détriment de notre humanité, mais à travers elle. Comme je l’ai rappelé dans l’homélie lors de ses funérailles, ce prêtre courageux, qui avait grandi dans une maison pauvre de pain mais riche de musique - comme il aimait lui-même le dire - fut dès le début touché, et même blessé, par le désir de la beauté, mais pas d’une beauté quelconque. Il recherchait la Beauté elle-même, la Beauté infinie qu’il trouva dans le Christ ».
Le 15 juin : à Alexandrie, en Égypte, a lieu la présentation de l’édition en langue arabe du Sens religieux de don Giussani.
Le 14 octobre : l’Assemblée nationale des Enseignants de Communion et Libération organise une rencontre avec le P. Julián Carrón, intitulée «Eduquer : une communication de soi, c’est-à-dire de la manière de se rapporter avec le réel ». Cinquante mille enseignants suivent cette rencontre ainsi que de nombreux autres par liaisons audio-vidéo.

2008 : le 20 janvier a lieu la présentation à New York du premier volume de l’édition anglaise du livre de don Giussani Is It Possible to Live This Way? [Si può vivere così ? éd. italienne ; Peut-on vivre ainsi ? éd. française]. Mgr Lorenzo Albacete, le P. Julián Carrón, Robert Pollack (professeur de sciences biologiques à l’Université Columbia) et Joseph Weiler (professeur de droit à l’Université de New York) prennent la parole.
Pendant toute l’année ont lieu des présentations (presque 200) des éditions étrangères de ce livre dans le monde entier ; elles impliquent des recteurs et des professeurs universitaires, des entrepreneurs et des professionnels, des évêques et des théologiens, des banquiers et des magistrats, des hommes politiques et des journalistes.
Le 28 janvier le P. Julián Carrón écrit une lettre adressée à tout le Mouvement suite à la participation de beaucoup de ses membres à l’Angélus sur la Place Saint Pierre le dimanche 20 janvier, en signe de communion avec l’évêque de Rome. Quelques jours auparavant, le Souverain Pontife avait renoncé, à la suite de vives polémiques, à participer à l’inauguration de l’année universitaire à La Sapienza de Rome. En voici un extrait : « Sans le témoignage plein d’autorité du successeur de Pierre, nous serions aussi égarés que beaucoup de nos contemporains. […]   Son témoignage inlassable constitue pour nous l’espérance de ne pas succomber au danger qu’encourt le monde occidental, et qu’il dénonce, de capituler “devant la question de la vérité” ; en effet, nous savons bien que “si la raison devient sourde au grand message qui lui vient de la foi chrétienne et de sa sagesse, elle se dessèche comme un arbre dont les racines n’atteignent plus l’eau qui lui donne vie”. Et c’est ainsi que la raison “n’a plus le courage de la vérité” et qu’elle se résigne ».
Le 24 février : dans la cathédrale de Sao Paolo (Brésil), devant cinquante mille personnes et en présence du cardinal Odilo Scherer, Cleuza et Marcos Zerbini remettent l’Association des Travailleurs Sans Terre, qui rassemble plus de cent mille personnes, « dans les mains du P. Carrón, parce qu’en rencontrant Communion et Libération, nous avons rencontré tout ce que nous avions besoin de rencontrer ».
Février-mars : trois ans après la disparition de don Giussani, plus de 250 messes sont célébrées dans le monde entier par des cardinaux et des évêques.
8 mars : arrivé à la fin du mandat par lequel, le 19 mars 2005, le P. Carrón avait succédé à don Giussani à la tête du mouvement, il est confirmé à son poste de Président de la Fraternité par la Diaconie Centrale de la Fraternité de CL pour les six ans à venir.
Le 24 avril : le P. Julián Carrón est nommé par Benoît XVI Consulteur du Conseil Pontifical pour les Laïcs.
Le 11 juin : présentation à Tokyo, à l’Institut Italien de la culture, de l’édition japonaise du Sens religieux, de don Giussani. La rencontre est animée par Sadahiro Tomoko, assistant de l’évêque d’Hiroshima ; son intervention est suivie par celles de Shodo Habukawa, professeur à l’Université du Mont Koya et responsable du Temple Muryokoin, de Mgr Giuseppe Pittau, missionnaire, de l’Université Sophia de Tokyo, et du père Ambrogio Pisoni. Invité d’honneur, le sculpteur Etsuro Sotoo intervient par vidéoconférence.
Les 5-26 octobre : sur nomination du Saint Père, le P. Julián Carrón participe en tant que Père synodal à la XIIème Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques ; il prononce son discours devant l’Assemblée le 8 octobre 2008.
3 novembre : à la suite de cette expérience, il écrit une lettre à tout le mouvement de Communion et Libération. En voici un extrait : « Aujourd’hui, nous sommes appelés à devenir davantage conscients du but pour lequel l’Esprit Saint a donné un charisme à don Giussani : contribuer, avec tous les baptisés, à la construction et au renouvellement de l’Église pour le bien du monde. En suivant Sa méthode habituelle, Dieu donne la grâce à une personne, afin que, à travers celle-ci, elle parvienne à tous. Et nous serions infidèles à la nature de notre charisme si le don reçu n’était pas partagé avec tous, dans l’Église et hors de celle-ci. Pour cela, chacun doit vérifier dans la circonstance où il se trouve comment il peut contribuer au bien de l’Église ».

2009 : le 17 janvier  à New York, a lieu la présentation du deuxième volume de Is it Possible to Live this Way ? Vol. 2 Hope, avec des interventions du P. Julián Carrón, de Mgr Lorenzo Albacete, du journaliste John Allen et du professeur Edward Nelson.
23 janvier : à Bangkok (Thaïlande) a lieu la présentation de l’édition anglaise du livre de don Luigi Giussani The Risk of Education.
28 janvier : à Kampala (Ouganda), inauguration du « Permanent Centre for Education », dédié à don Giussani.
Février-mars : lors du quatrième anniversaire de la mort de don Luigi Giussani, des messes sont célébrées dans le monde entier, présidées par des cardinaux, des évêques et des nonces apostoliques.
Juillet : avec la sortie de l’ouvrage de Luigi Giussani Qui e ora (1984-1985) [Ici et maintenant] s’achève la collection « I libri dello spirito cristiano » fondée par Giussani en 1993 et dirigée par lui jusqu’en 2005. La collection a été poursuivie jusqu’en 2009 sous la direction du P. Julián Carrón.

2010 : en janvier ont lieu les présentations à Dublin (7 janvier), à New York (17 janvier) et à Montréal (18 janvier) de la nouvelle édition anglaise du livre de don Giussani Is it Possible to Live this Way ? Vol. 3 Charity.
Le 16 mai : 35 000 adhérents à CL se rendent à Rome pour réciter le Regina Coeli avec le Saint Père, en réponse à l’invitation lancée par la Consultation Nationale des Agrégations italiennes de Laïcs.
24 novembre: Manuela Camagni, Memor Domini de la Maison Pontificale, meurt à Rome renversée par une voiture. Benedetto XVI envoie un message pour les obsèques célébrées le 29 novembre par son Secrétaire, Mgr Georg Gänswein.

2011 : le 26 janvier a lieu la presentation par Julián Carrón du livre de Luigi Giussani Il senso religioso (éd. Rizzoli) au Palasharp de Milano en liaison vidéo avec 180 villes italiennes.
Février-mars : des centaines de messes sont célébrées dans le monde entier en mémoire des six ans de la disparition de don Giussani et à l’occasion du vingtième anniversaire de la reconnaissance de la Fraternité.
14 octobre : Julián Carrón est reçu en audience par Benoît XVI, au Palais apostolique. Elle a lieu la veille de la Rencontre organisée au Vatican sur le thème « De Nouveaux Évangélisateurs pour une nouvelle Évangélisation ».

2012 : le 25 janvier, Julián Carrón présente à Milan, au Théatre des Arcimboldi, le livre
De Giussani All'origine della pretesa cristiana
(éd. Rizzoli) [A l’origine de la prétention chrétienne, éd. française]. La rencontre, suivie en liaison vidéo par des centaines de villes de toute l’Italie, implique plus de 50 000 personnes.
Le 22 février, en conclusion de la messe célébrée dans la cathédrale de Milan pour le trentième anniversaire de la reconnaissance pontificale de la Fraternité de CL et pour le sixième anniversaire de la mort de don Giussani, le P. Julián Carrón, président de la Fraternité de CL, communique d’avoir transmis la requête d’ouverture de la cause de béatification et de canonisation de don Giussani. L’instance a été acceptée par l’archevêque de Milan, le cardinal Angelo Scola.

2013: le 11 septembre, parution de la première biographie complète de don Luigi Giussani, écrite par Alberto Savorana. Le livre est publié par Rizzoli.
Le 11 octobre, le père Julián Carrón est reçu en audience privée par le pape François. Ensuite, le père Julián Carrón écrit une lettre à la Fraternité et à tout le mouvement de Communion et Libération.

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